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#3
Novembre 04
Le Secret |
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Édito
Tout le monde en a eu, en a ou en aura. Sans distinction de sexe, d'âge ou de statut social. Les pays, les villes des pays et les gouvernements des villes des pays ont des secrets. Les bâtiments, surtout les vieux bâtiments, et les métiers, presque tous les métiers, ont des secrets. Il peut s'agir d'informations transcendantales ou d'objets banals, ils peuvent être conventionnels ou extravagants.
Les secrets peuvent nous rendre faux ou menteurs, confidents ou confesseurs, compatissants ou délateurs. Mais leur existence n'a rien à voir avec les considérations morales ; au sens strict ils n'entraînent aucune composante éthique. Les secrets sont simplement des faits, des mots, des choses que l'on cache. Les secrets vivent avec nous, ils nous entourent, à notre insu.
Il existe deux réquisits pour la recherche de nos thèmes. Le premier est cette condition d'universalité. Le second est la capacité de suggestion. Le Secret, dans son édition papier, a évoqué quelque chose à 23 collaborateurs. Infidélité, censure, une histoire d'espions, de nombreux hiéroglyphes, le titre d'une chanson, un racontar saisi dans une séquence de photo… des secrets plus ou moins quotidiens qui sont à l'origine des contenus plus secrets.
Nous en avons retenu deux, celui de Berto Martínez et celui de Kentaro Kobuke pour cette édition numérique. Le thème a également inspiré une ressource graphique pour l'édition imprimée amorcée en page de couverture et qui se poursuit le long de la publication : messages secrets en deux encres, rouge et verte, superposées et une planche en acétate rouge qui les dévoile en la situant sur les pages.
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