Édito
Le passage des heures d'une journée et d'une nuit d'une personne habitant en ville. Le quotidien, jour après jour. Telle a été notre approche pour ce thème, le temps, en tâchant d'éviter son implacable volonté de sujet réflexif. Le temps fractionné en d'inévitables divisions horaires, frontières physiques et régulières pour des activités programmées auxquelles nous oblige la vie en société. Le quotidien, avec sa routine et son plaisir, sa surprise et ses conventions. C'est précisément en essayant de ne pas tomber dans la facilité de l'introspection philosophique, par le simple fait de sectionner un jour et de constater le temps que nous consacrons à certaines activités de notre vie, que nous finissons par réfléchir à notre existence. Nous découvrons que, au-delà du concept du temps, le quotidien agit comme l'environnement dont nous nous servons dans notre relation immédiate avec les choses et les autres. Et comment, bien qu'il soit impossible d'y échapper, nous pouvons être plus heureux si nous tentons de changer notre manière de l'assumer.
Les couvertures furent confiées à Jonathan Ellery et Claire Warner du studio Browns, basé à Londres. Sur les douze contenus de la version imprimée, reproduits dans leur intégralité dans le film en Flash au début de cet édito, nous en avons sélectionné deux pour la version web : « 13 H / Lunch Break », une série du photographe britannique John Spinks, et « 24 H / Magie », réalisé par l'artiste américaine Hope Gangloff. Nous avons également reproduit les huit illustrations du contenu « Restaurant » dans la rubrique « Auteurs de ce numéro ».
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